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Arleux

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Le site de la commune Blog du citoyen Serge Gibert

Origine du village

Comme toute la vallée de la Sensée, Arleux semble être occupée dès la préhistoire.

Une présence romaine est également remarquée sur le site par la mise au jour de monnaies et médailles, de vestiges d’une enceinte au Bois des Ermites, et de traces d’une voie antique enjambant la Sensée à Gué.

A l’époque gallo-romaine, un remblai de grés et de calcaire stabilise les zones marécageuses, ce remblai est recoupé par des trous de poteau, vestiges de bâtiments probables. Ces vestiges attestent d’une occupation ancienne et structurée datée du IVè siècle.

Une longue période s’étendra avant que le site soit de nouveau occupé, le secteur semble en effet abandonné, et un marais ou prairie humide couvre le terrain bien au-delà de l’emprise de l’ancien bras d’eau, des limons tourbeux vont même s’accumuler sur plus de 50cm.

Historique

La multiplication des implantations seigneuriales fortifiées, après le 10ème, a pour origine les raids vikings déjà présents sur le littoral flamand dès 879, et les premières fortifications voient le jour.

Arleux tire son nom d’origine du mot Alleux, terre libre, un seigneur s’est installé là, sur des terres inoccupées. C’est un guerrier, il réside dans sa villa, au milieu de son domaine.

A cette première génération d’implantations succèdera une seconde. Entre temps, les dynasties comtales se sont solidement fixées dans la région, et l’édification de ces châteaux correspond aux enjeux de ces puissantes dynasties, pour qui l’occupation des zones frontières devient une nécessité plus stratégique que domaniale, mettant en évidence la volonté de contrôler les voies d’eau frontalières, et leurs traversées ; les mottes de Bouchain, Wavrechain, Vitry, et Arleux, répondent à cette préoccupation.

De la même manière que Lécluse doit son nom et son existence aux travaux de détournement de la Scarpe vers 950, l’apparition d’Arleux, de sa chaussée, de son marais, de son église et de son château résulte des travaux de détournement de la Sensée vers Douai à la fin du XIème.

D’ailleurs, les comtes de Flandre ont montré très tôt, beaucoup d’intérêt pour Arleux, dans le cadre de leur politique de mainmise sur le comté de Cambrésis. A la fin du XIè, le comte acquiert la charge de châtelain, qu’il inféode à une famille alliée, les sires d’Oisy.

Tenue en fief par cette seigneurie, Arleux est la propriété de l’évêché de Cambrai, mais dépend du diocèse d’Arras.

Entre 1060 et 1080, la croissance démographique et économique de Douai réclame des travaux supplémentaires, les eaux de la Scarpe ne suffisent plus à irriguer les fossés, à faire tourner les moulins et à porter les navires chargés de grains.

Robert le Frison détourne une partie des eaux de la Sensée, et un canal artificiel est creusé depuis Arleux (les Bisselles) vers Cantin et le lieu-dit le Molinel, il est appelé le Courant le Comte. Là, l’eau captée dans la Sensée se déverse dans un petit ruisseau naturel venu des hauteurs d’Estrées, et coule jusque Courchelettes, par Goeulzin et Férin.

Dans le même temps, le rempart d’Arleux, épais de 2 à 3 mètres, est érigé avec des grès provenant d’Estrées et de Bugnicourt.

Ce canal du XIè est l’actuelle Petite Sensée. La chaussée d’Arleux à Palluel est construite à la même époque, elle permet de rassembler les eaux de la Sensée et d’en rehausser le niveau en amont du canal de détournement.

Les douaisiens diront encore au XVè que cette dérivation fournit la moitié de l’eau arrivant en ville.

La construction du château comtal d’Arleux (près de l’église), avant 1102, permet de contrôler et de protéger l’entrée du canal, et le passage de la route sur la chaussée donnera l’occasion de la perception d’un péage.

La plus ancienne mention de la cité remonte à 1139, Altus in Ostrevanto juxta Paluel, la communauté s’est fixée après le creusement du Courant le Comte, et l’érection d’une motte. Le seigneur local a d’ailleurs probablement encouragé et encadré la création d’un village aux portes de son château, car les villageois constituent une main d’œuvre indispensable à la mise en valeur des terres.

La motte est localisée au nord ouest du bourg, un peu excentrée par rapport à l’agglomération actuelle, à l’extrémité de l’actuelle rue du Château qui part à la gauche de l’église.

La ville est mentionnée pour la première fois dans un écrit de 1160 sous le nom d’Alloes, elle appartient alors au comte de Hainaut, et à l’Empereur.

En 1216, les habitants de Oisy, et donc les arleusiens, bénéficient d’une charte d’affranchissement qui en fait des hommes libres, un peu comme nos principautés d’aujourd’hui, et la cité ira même jusqu’à frapper sa propre monnaie (Jean de Flandre).

Cest à partir de la fin du XIIè que la possession de mottes féodales tend à se ‘démocratiser’, les seigneurs locaux s’emparent des possessions comtales et les redistribuent par la suite, à leurs fidèles.

La rivière elle-même, la Sensée, est commandée par Arleux, vieille place forte qui servira de prison à Charles le Mauvais en 1367 (voir plus loin rubrique personnages célèbres), et près de laquelle Villars remporta en 1711 un beau succès, prélude de la victoire de Denain, en 1712.

Mais le site s’avère probablement trop sensible pour le laisser aux mains de tiers, même sous contrôle et, en 1244, la comtesse Jeanne de Flandre confisquera une première fois Arleux à Mathieu de Montmirail, sire d’Oisy.

A Arleux, au 13ème siècle, les comtes de Flandres tenteront même d’établir une petite ville fortifiée dont les murs renforcés de tours ont été retrouvés récemment par l’archéologie.

L’édification de l’enceinte remonte à la fin du XIIIè, début XIVè, sa construction a pu être décidée soit par le comte de Flandre, pour verrouiller le site pour la protection de Douai, soit par le seigneur local pour asseoir son autorité, ou par prestige.

L’importance stratégique du site conduira les Flamands ensuite, en 1303 lors de la guerre de Flandre, à assiéger la ville occupée par une garnison française.

L’état des lieux de 1406 commandité par le roi de France Charles VI, en vue d’évaluer le coût de la rénovation de la fortification et du château, permettront de restituer le plan du bourg (sur la photo). L’entrée se faisait à l’est par la porte de Douai, et au sud par la porte du Moulin. La courtine nord est épaulée par trois tours (tour as Pourchiaux,, as Queminées et du Coulombier) alors qu’une seule (as Poree) est construite sur le reste du mur, à l’angle des courtines est et sud. Ailleurs, le château et peut-être des tours à gorge ouverte, à l’instar de celle mise au jour sur le site, renforcent les murailles.

Le retour de la ville et de son château au sein de l’aire flamande ne s’effectuera qu’en 1433 par son appropriation, au mépris du droit, par Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Le bourg d’Arleux restera convoité par les grands lors des conflits qui opposeront les français aux bourguignons, puis aux espagnols.

Des chapitres dans tous les grands traités des XVè et XVIè, tenteront également, sans succès, de régler le problème de son statut.

Si Arleux fut aussi disputée, c’est qu’elle possédait une réelle importance stratégique au carrefour du comté de Flandre, du Saint Empire et du royaume de France, et cette situation explique la création des murailles.

Après le 15 août 1581, les français du duc d’Anjou, maîtres de Cambrai, prennent le château d’Arleux tenu par le duc de Parme, Alexandre Farnèse, gouverneur des Pays-Bas espagnols, et à partir duquel on pouvait facilement piller l’Artois.

Le samedi 23 juillet 1583, une partie de la cavalerie française de Cambrai et quelques gens de pied se dirigent de nuit sur Arleux, prennent le Forestel, l’incendient ainsi que plusieurs maisons du bourg, emmènent 42 prisonniers et un butin convenable en chevaux et en bestiaux.

Il est fait mention en 1596 que les fermiers n’ont pas pu exploiter normalement leurs terres, non labourées ou presque, à cause du camp de Sa Majesté, le comte de Fuentes et les troupes espagnoles, installées à Arleux après avoir délivré Cambrai, il a fallu loger les gens de guerre.

Après une période de bref répit, l’entrée en guerre de la France contre l’Espagne, en 1635, marque le retour des combats, sièges, pillages, avec les conséquences imaginables pour la population de nos campagnes, et la prise d’Arras par les français, en 1640, refait de la région d’Arleux une frontière, une zone où les soldats sont nombreux et commettent des exactions dont souffrent les paysans.

En 1645, une armée française, conduite par les maréchaux de Gassion et Rantzau, s’empare de la ville d’Arleux, et les conquérants s’attachent à faire du Forestel un poste de guerre important.

C’est surtout par le traité de Nimègue, en 1678, que la plupart des villages de la région vont, avec une partie de l’Artois et du Hainaut, être rattachés à la France.

Au début du XVIIIe, la population, française malgré elle, doit subir à nouveau les malheurs de la guerre et, en 1708 la France est envahie par une nouvelle coalition européenne, Lille capitule et, à l’invasion ennemie, s’ajoute le terrible hiver de 1709 qui, pendant trois mois, de janvier à mars, figea les fleuves et arrêta les moulins.

La conséquence fut l’envolée immédiate du prix du blé, suivie de près par une mortalité décuplée.

Le 24 mai 1710, toute la cavalerie de l’armée des coalisés, commandée par le général anglais Marlborough, campe le long de la Sensée, à hauteur d’Arleux, où le comte de Tilly, commandant les hollandais, prend son quartier.

En 1711, un épisode de la guerre montre que l’armée française ne s’avoue pas vaincue, et une digue construite par les français à Arleux coupe les communications de la Sensée avec la Scarpe et incommode ainsi beaucoup les ennemis en faisant chômer les moulins de Douai, et en interrompant la navigation.

L’armée française et celle des alliés représentent ensemble 245.000 hommes, jamais une telle masse n’avait été réunie pour le combat dans un espace aussi restreint.

Par 2 fois, les alliés essaieront de prendre le fort d’Arleux ainsi qu’une redoute qui couvre la digue, ils y parviendront le 6 juillet malgré la résistance héroïque des 70 hommes du fort, et établissent au devant d’Arleux un camp de 12 escadrons et 10 bataillons.

Le maréchal de Villars va le reconnaître et charge le comte de Gassion de l’enlever.

Le 11 juillet, ce dernier se fait tailler en pièces, par la garde de l’étendard, pénètre dans le camp d’Arleux, où il détruisit la plus grande partie des troupes alliées qui perdirent 1900 hommes, tués et blessés.

Restait à reprendre le Forestel, petit château entre Arleux et Palluel, défendu par une garnison de 500 soldats, plus 130, placés dans le moulin à eau tout proche, avec 10 canons.

Le 6 juillet, le comte de Hompesch avec 4000 hommes s’empare du château d’Arleux, mais pas de la redoute.

Montesquiou investira le fort le 23 juillet et s’empare à nouveau d’Arleux, avec le Forestel, grâce à l’exploit des grenadiers français qui traversent le marais avec de l’eau jusqu’aux épaules.

Bien que les assiégés se défendent avec vigueur, à la fin du jour, le moulin et le fort sont emportés d’assaut, et rasés. Puis, par une digue, fait rejeter les eaux du canal du Moulinet dans la Sensée, faisant baisser le niveau de la Scarpe et poser des problèmes de ravitaillement à l’ennemi.

Les armoiries

Les armes actuelles de la cité ‘d’argent à trois tours de gueules’ arborent les trois tours qui l’ont défendue jadis:

- le Forestel,

- le Château de Marcq

- la tour de Nesle











La Forteresse d’Arleux : le Forestel

La forteresse d’Arleux qui vit se succéder seigneurs et propriétaires, possédait une prison d’Etat : le Forestel.

Le poste d’Arleux, comprenant le Forestel flanqué d’une redoute dans le marais, avait une importance stratégique en 1710, et il fut l’objet de multiples opérations car il commandait la chaussée d’Arleux à Palluel qui permettait de franchir les marécages de la Sensée.

A la suite des violents combats de 1710 (voir plus haut), il fut démantelé.

Le Forestel se situait à l’époque au niveau du complexe sportif Jacques Noël.

C’est vers 1364 qu’il accueillit Charles le Mauvais (voir ci-après) emprisonné en ce lieu. Charles, roi de Navarre, surnommé à juste titre le Mauvais, utilisait son pouvoir pour semer le trouble dans tout le territoire.

Il fut emprisonné dans les Andelys puis conduit au Forestel, prison plus inaccessible. Il s’en évada pourtant le 9 novembre 1357.

Spécificité du village

Arleux est bien connue de toute la région, et même d’autres pays pour son célèbre ‘Ail fumé à la tourbe’ (voir plus loin).

Une foire à l’ail vante ses vertus chaque premier dimanche de septembre comme il est dit plus loin, et on y vient de très loin. Ce jour-là, vous pourrez entre autre, déguster la fameuse soupe à l’ail servie par le comité de foire.

La spécificité de la cité a un pluriel … bien singulier, puisque dès qu’ils sont plusieurs, on les appellera des aulx. Mais le plus simple, parole de Guide, c’est encore de dire…. de l’ail !

Bon appétit, et bon amusement !

Le Pont des Prussiens

En direction de Palluel, peu avant la sortie de la commune, vous découvrirez le ‘Pont des Prussiens’ juste après Aqu’Arleux, activité de pêche à la truite.

Nous sommes en 1870, les prussiens étaient sur le point de franchir ce pont pour envahir Arleux, après Palluel, quand il fut détruit pour enrayer cette avance, maintenant les ennemis en dehors de la cité.

Pendant ce temps, l’assemblée de Versailles mettait fin à la guerre contre le versement d’une rançon de 5 milliards de Francs or exigée par Bismarck, l’abandon de l’Alsace Lorraine, et l’abdication de Napoléon III.

Après ce conflit, de cette Prusse naîtra l’Allemagne.

En mémoire de cette trêve qui épargna la cité, les arlésiens décidèrent de baptiser l’ouvrage de ‘Pont des prussiens’.

Jusqu’en 1907, les marais et le canal de la Sensée étaient en communication directe. La décision du 26 mai 1902 prescrira le maintien des étangs et clairs à leur niveau en édifiant des barrages sur leurs exutoires, l’un au pont de Palluel, l’autre au pont des Prussiens.

Jusqu’en 1940, son écluse servait aux exercices de l’armée, pour passer du marais au canal.

Léchelle à poissons, toujours visible, fonctionnera jusqu’en 1951.

Eglise

Située rue du château (détruit et remplacé par la ferme Pora), certains parlent de souterrains qui reliaient ce château à l’église.

Comme beaucoup d’autres anciennes églises, elle est orientée ver l’Est, l’Orient, le pays de Jérusalem.

Elle était entourée du cimetière dont le mur d’enceinte rejoignait la sacristie.

Près de celle-ci, une porte d’accès surmontée d’un linteau. Il manquait une pierre, retrouvée plus tard, et placée sur la table d’autel de la Vierge. Cette pierre porte l’inscription ‘Mater misericordiae ora pro nobis’ pour ‘Mère de miséricorde prie pour nous’.

Le cimetière empiétait sur la rue et sur la place, et rejoignait le presbytère près du clocher.

De ce fait, des tombes se trouvent vraisemblablement sous le sol de l’église.

La ‘Ruelle des morts’ qui va vers l’Enclos tire son nom de l’épidémie de choléra qui fit plus de cent victimes en 1 mois dans la cité, en 1838.

A l’époque, on pouvait entrer dans le cimetière sans passer par l’église, et on peut d’ailleurs observer d’anciennes ouvertures sur le mur du chœur et de transept nord.

Les seuls murs d’origine sont ceux du chœur, de la sacristie et du transept, ainsi que ceux du clocher.

Les obus de 14-18 ont troué les murs de la nef, crevé le plafond, et abattu le clocher. Par chance, des éléments de la toiture ont protégé l’orgue (voir plus loin).

En face du clocher, un mur de pierres a condamné une ouverture et permis de construire un escalier de grès pour monter au clocher.

La date qui est visible sur l’une des pierres mentionne 1594.

Près de la sacristie, des ouvriers ont découvert une énorme pierre dans le sol, pierre tombale, dolmen, ou fortification ?

A l’intérieur de l’église, les piliers sont d’origine, mais remarquez qu’ils ne sont pas symétriques, et que les départs de voûtes contre le clocher sont différents, du début du gothique (chapiteaux ornés de feuilles d’acanthe) où deux architectes successifs ont ouvert plus ou moins la portée des voûtes entre deux piliers, tandis que, à l’entrée du chœur, les piliers sont plutôt de style roman.

La construction de cette église daterait donc de la fin du 12ème, courant 13ème, et serait contemporaine de saint Louis, et la pierre rapportée du versant sud datant 1171 authentifie l’époque.

L’église s’agrandira ensuite en 1540, année visible au bas d’un pilier à l’extérieur du chœur, près de la sacristie.

Plus tard, la pose de l’autel majeur nécessitera la fermeture du vitrail du fond.

Les boiseries du chœur supportaient un personnage en bois sur chacune des colonnettes, tous disparus avec la guerre, ainsi qu’une partie des stalles.

La chaire remonte à 1759, à la même époque que le buffet d’orgue (voir plus loin) qui, pendant la Révolution, fut donné par Merlin de Douai à son frère, maire d’Arleux.

Il provenait de l’église des Minimes de Douai détruite, et porte les dates de 1760-1770. D’ailleurs, pour l’installer, il fallut entailler la voûte d’un côté et couper la balustrade de l’autre.

Bien qu’au début des années 1800 l’évêque de Cambrai le réclama, l’orgue demeura dans la cité.

Léglise d’Arleux est dédiée à Saint Nicolas.

Comme chacun sait, Nicolas est associé aux cadeaux et à la protection des personnes sans défense.

Malgré une immense et durable popularité, nous ne connaissons presque rien de Nicolas sinon qu'il fut évêque de Myra en Lycie (Turquie du sud-ouest) au IVème siècle.

On trouve les signes de son culte en Orient au 4ème siècle et en Occident au 10ème.

Par contre, sa vie posthume est beaucoup plus riche, grâce aux légendes sans doute fondées sur la réputation de sa bonté envers les pauvres et les enfants. Son tombeau deviendra un lieu de pèlerinage, d'abord à Myre, puis à Bari en Italie où ses reliques furent transportées à Ban en 1087 pour les protéger de l’invasion musulmane.

Une nouvelle église fut alors inaugurée par le pape Urbain II. La rumeur qui prétend que son tombeau émet une substance parfumée appelée "mana" ou "myrrhe" attira de nombreux pèlerins.

Les légendes qui se sont développées à son sujet ont eut plus d'influence que les faits de sa biographie.

La plus célèbre, peut-être, raconte son intervention pour sauver l'honneur de trois soeurs frappées par la pauvreté, leur père ne pouvait pas leur donner une dot et, désespéré, s'apprêtait à les livrer à la prostitution. L'ayant appris, Nicolas vint secrètement, de nuit, jeter par la fenêtre de leur maison un sac contenant assez d'or pour la dot d'une des soeurs, et refit deux fois le même geste.

Pour cette raison, l'enseigne traditionnelle des prêteurs sur gage consiste en trois sacs d'or. Avec le temps, cette légende s'est déformée et les trois sacs sont devenus des têtes d'enfants assassinés, que Nicolas aurait découverts et rendus à la vie.

On remarque que le nombre mystique, ‘3’ revient fréquemment dans les légendes de Nicolas, il aurait sauvé trois prisonniers injustement condamnés à mort, apparaissant en rêve à l'empereur Constantin pour lui clamer leur innocence, ou encore trois marins sauvés miraculeusement de la tempête au large des côtes de Turquie.

Le "bon saint Nicolas" est invoqué aussi bien en Orient où il est le patron des Russes, qu'en Occident où il est le patron des enfants, et sa fête est l'occasion de leur faire des cadeaux.

Saint Nicolas est devenu ainsi le prototype du père Noël. La chanson populaire ‘Ils étaient trois petits enfants…’ raconte à sa façon sa légende.

Quelques dictons ajoutent encore aux croyances populaires :

- A la Saint Nicolas, l'hiver est souvent las,

- Neige à la Saint Nicolas donne froid pour trois mois,

- Le jour de la Saint Nicolas décembre est le moins froid,

- Saint Nicolas marie les filles avec les gars.

Le Calvaire

Haute d’une dizaine de mètres, la butte à la sortie d’Arleux, le long de la D65 qui mène à Goeulzin, accueille le calvaire communal, et on peut y accèder par le sentier qui serpente jusqu’au sommet.

L’aménagement récent du site est une œuvre d’un chantier d’insertion soutenu par le S.I.R.A. en 1998.

Depuis des temps ancestraux, ce mont a porté des édifices religieux, dont une chapelle Mathias et une grotte des Sept Dormants, disparus à la fin du XVIIIè.

Un calvaire est tracé pour la première fois en 1723, quand ‘Charles Joly, prévôt de la ville et vicomté d’Arleux…voulant pourvoir et donner assurance pour l’entretien de la croix en forme de calvaire…sur le petit mont d’Arleux…accompagné de la vénérable personne de Jean de Colars, curé et doyen, par qui la croix a été bénie… a promis d’entretenir’.

En 1812, le plan cadastral y indique un moulin à vent et, vers 1817, une chapelle y est de nouveau bâtie qui disparaît sur celui de1866.

Enfin, le 24 juin 1858, Louis Quennesson, cultivateur, et Rosalie Fourmeaux, son épouse, ‘pour fortifier la foi catholique’ donnent à l’Eglise un terrain de 12 ares.

Le cadastre de 1865 fait mention d’un calvaire à cet endroit.

Dans les années 1930, des processions avaient lieu les mercredi, jeudi et vendredi saints, et concernaient les enfants qui préparaient leur communion.

Les vertus théologales, la Foi (croix), l’Espérance (ancre) et la Charité (cœur) y étaient représentées (cf. photo), elles durèrent jusqu’en 1949.

Il n’y avait qu’une seule procession du Saint Sacrement, à l’époque de la première guerre mondiale, qui allait à la Verrerie y bénir les 60 ouvriers, s’arrêtait au reposoir de Mr Labalette.

Dans les années 30, elle emprunta deux itinéraires partant de l’Eglise.

La procession de l’Assomption qui empruntait les mêmes itinéraires, disparut vers 1958, les rues étaient couvertes d’une jonchée de ‘fuilles’, herbes des marais.

Le dimanche des Rameaux, une autre procession se rendait au calvaire où le prêtre bénissait le buis, perpétuant ainsi la vieille tradition des croix hosannières.

L’Orgue baroque

Il fut construit pour le couvent des Récollets Wallons de Douai, ordre de frères franciscains ( ou cordeliers ) qui s'étaient installés dans cette ville en 1628.

Les origines exactes de cet instrument demeurent mystérieuses. On situe souvent la date de fabrication de l'orgue vers 1740 - 1750, toutefois, dans le tome IV des " Souvenirs de la Flandre wallonne " publiés en 1864 par " une réunion d'amateurs et d'archéologues ", on trouve un passage qui, parlant du couvent des Récollets Wallons, dit :

" En cette même année 1686, tandis que la Révérend Père Michel d'Alleux, autrefois supérieur du Fort de Scarpe, remplissant la charge de missionnaire, sa pieuse mère, en considération de l'amour qu'elle portait à son fils, décora le chœur de l'église d'orgues à soufflet "....

S'agit-il du même instrument aujourd'hui à Arleux ?

En 1791, au moment de la suppression des monastères, à la période révolutionnaire, il fut acheté par la municipalité d'Arleux. Il aurait, selon d'autres sources, été offert à celle-ci par Merlin de Douai, dont le frère était un élu de la commune d'Arleux, probablement premier adjoint à l'époque.

Installé depuis cette date dans l'église St Nicolas d'Arleux, il est la pièce la plus précieuse du patrimoine communal. Son style du XVIIIème siècle lui confère une place de choix dans cette superbe église de grès bâtie sur des fondations du 12ème siècle, l'édifice primitif ayant été modifié et agrandi par le prolongement du chœur et la construction des transepts vers 1540 comme l'indique une pierre faisant partie d'une des jambes de force de l'église.

Le buffet est un beau buffet d'orgues, supporté par quatre colonnes et orné de treize figures d'anges jouant divers instruments, de celle du roi David et de Ste Cécile. L'histoire n'a pas épargné l'orgue d'Arleux, il subit les foudres de la Révolution et celles de la 1ère guerre mondiale, ce qui lui a valu deux grandes restaurations en un siècle.

En 1917, Arleux subit un bombardement d'artillerie anglaise. Le clocher s'effondre sur le corps de l'église, mais, par une chance inouïe, quelques mètres de toiture résistent au choc et protègent l'orgue.

L'église se redresse peu à peu de ses ruines, et, en 1925, à l'aide des dommages de guerre, un nouveau facteur d'orgue est désigné pour remplacer les pièces d'origine par un matériel qui ne fonctionnera que peu de temps. La dernière audition de l'orgue se situe lors du mariage de Valentine Dordain et Lucien Guyot, célébré le 8 juillet 1930, l'organiste étant alors, Madame Lydie Lefebvre.

En 1971 le buffet d'orgue est classé "monument historique ".

Les travaux de mise à nu des voûtes en pierre qui furent menés à bien sur les conseils de M. Jacques Guillouet, à l'époque conservateur du musée de la Chartreuse de Douai, et sous la direction de l'abbé Léon Sanier, alors curé de la paroisse, permirent de redécouvrir l'exceptionnelle qualité du mobilier de l'église et notamment de la chaire de vérité très bien entretenue, et de son buffet d'orgues, magnifique ébénisterie, hélas muette !

Et c'est bien là le souci de la plupart des arleusiens qui n'ont jamais entendu une seule note de ce bel instrument. Une première étude financière pour la restauration de l'orgue avait été faite en 1971 à la demande du Conseil Municipal, mais le coût annoncé laissait les arleusiens dans l'incapacité d'y faire face.

Cinq ardentes campagnes de restauration ont dès lors été menées. Avec les encouragements de la Direction Régionale des Affaires Culturelles, une expérience pédagogique originale, unique en son genre, se met en place. Cinq étudiants de l'école des Beaux Arts de Cambrai peuvent appliquer les enseignements reçus et, dans la meilleure tradition du compagnonnage, travaillent sur site à la restauration du buffet d'orgue, sous la direction de Ferdinand Binet, lui-même statuaire, et de leur professeur de sculpture sur bois, Monsieur Jean-Pierre Lemaire.

Dans le livre " Les anges de mélancolie ", publié en 1985 par l'Association des amis de l'orgue, on peut lire ceci: " Tous les cinq constituèrent une équipe soudée, homogène, une équipe de battants. Que l'on songe qu'ils occupèrent méthodiquement huit jours à façonner eux-mêmes leurs outils, en particulier des racloirs de toutes tailles et de toutes formes pour pouvoir approcher le plus infime recoin ! " La dernière campagne, en 1985, permit de parachever la restauration du buffet, ce travail représente, sur 5 ans quelques 5000 heures d'efforts !

Ce minutieux travail a été récompensé et reconnu, tant à l’échelon régional, que national, et présenté dans l’émission télévisée du moment ‘Chefs d’œuvre en péril’.

Depuis cette date, ce magnifique buffet du XVIIIe est prêt à recevoir l'instrument baroque de cette époque...
Il faudra attendre l'année 2000 pour que ceci se réalise, car la volonté des arleusiens et de leurs élus successifs ne suffisait pas, encore fallait-il pouvoir financer le projet.

2 millions de francs furent nécessaires pour la reconstruction de l'orgue.

C'est finalement la Manufacture d'Orgues Bernard Aubertin qui a été retenue. Située à Courtefontaine, dans le Jura, cette entreprise a construit de nombreux orgues neufs et en a restauré d'autres au titre des Monuments Historiques. Sa réputation n'est plus à faire en France comme au Japon.

Dans " Le petit dictionnaire illustré de l'orgue " de Pierre Rochas, on peut lire que le facteur d'orgues est " un artisan ou chef d'entreprise assurant la construction des orgues, et que ce métier d'art exige une qualification très poussée dans des domaines techniques multiples : menuiserie, ébénisterie, fondeur et travail des alliages métalliques, mécanicien, électricien, tuyauteur - mais aussi des connaissances solides sur la musicologie, l'organologie des instruments anciens, le dessin industriel, sans compter les qualités de chef d'entreprise devant traiter des marchés publics avec toutes les contraintes financières, et de formateur d'apprentis puis d'ouvriers spécialisés. "

L'entreprise de Monsieur Aubertin est tout cela en totalité, et rien n’y est sous-traité, l'orgue se construit entièrement dans ses ateliers.

Successivement les visiteurs arleusiens sont passés de l'atelier menuiserie à l'atelier fonderie, puis à la fabrication des tuyaux dont certains, comme les tuyaux à anches demandent une précision au millimètre près de la languette. La visite s'est terminée par l'atelier harmonisation. Tous ces ateliers avaient leur attrait, et, Monsieur Aubertin, pas du tout avare de ses explications, a beaucoup appris à ses visiteurs sur la fabrication d'un orgue. Mais le plus spectaculaire sans doute a été quand , pour harmoniser un tuyau, le rendre juste, à la hauteur du son souhaité et lui donner un timbre d'une belle couleur, Monsieur Aubertin s'est mis à raccourcir celui-ci, copeau par copeau, à l'aide d'un outil tranchant .



Le Moulin

Dans des temps anciens, les peuples communiquaient par deux chaussées franchissant les deux vallées marécageuses de la Sensée, Palluel - Arleux et Lécluse - Tortequenne.

Les légions romaines établirent une chaussée stratégique Cambrai - Tournai par un long pont (actuelle Rue de la Chaussée, direction Palluel).

Les gués furent remplacés par des ponts auxquels des moulins furent par la suite accolés.

Ces chaussées - barrages servirent donc de moyens de communication fluviale et terrestre, de force motrice et de réserve alimentaire.

Par la suite, des barrages à ventelles amélioreront l’utilisation des cours d’eau et vers le Xème permettront d’y accoler des moulins à eau comme ceux d’Arleux, Palluel et Lécluse.

En tout logique, le premier moulin installé fut certainement celui de Palluel situé au pied du Château Fort d’Oisy le Verger, puis celui d’Arleux, qui nécessitera un important ouvrage de canalisation.

Ces trois moulins situés en Flandre semblent avoir dû leur importance aux subsides et aux règles établies par les Comtes de ces Provinces.

Le moulin d’Arleux était propriété du Châtelain d’Arleux : une branche de la maison de Berghes, de Seyles, et Winoc habitera le château jusqu’à la révolution, tandis que le Comte de Saillant, dernier de la lignée, épousera Demoiselle de Berghes.

A la Révolution, le moulin d’Arleux deviendra propriété de la Comtesse de Seyles, aux Pays Bas, et ne sera pas de ce fait compris dans les biens nationaux.

Sur dix moulins à eau du district d’Arleux, cinq n’auront pas de titres, dont celui d’Arleux.

Fortement endommagé à la guerre 1914 / 1918, il fut reconstruit au même endroit dans les années 1920, alimenté par les eaux de la rivière qui coulait à ses pieds à l’époque.

Il sera mécanisé ensuite, l’ensemble de la machinerie mue par un moteur à gaz pauvre (gazogène).

L’activité de la meunerie cessera dans les années 60 où dès lors, le bâtiment ne servit plus qu’au stockage des produits.

Une des entrées du moulin se situe sur une façade latérale du bâtiment où d’ailleurs est encore visible une pierre datant de 1755 mais aussi le passage de la roue à aubes qui entraînait tout le mécanisme.

Le rachat du moulin par le Conseil municipal sauvera in extremis l’édifice de la démolition.

Aujourd’hui, un projet de réhabilitation du site, mené par la Commune et par la Communauté d’Agglomération du Douaisis, vise à redonner au moulin sa splendeur passée, et devrait présenter, outre la transformation du grain en farine par la machinerie remise en état, un espace consacré à l’ail et aux produits du terroir, un atelier de fabrication de bière artisanale et son estaminet associé, et abriter l’Office de Tourisme, renvoyant sur tout le territoire.

Les canaux

En avril 1818, Monsieur Augustin Honnorez propose par écrit de se charger du percement du canal aux conditions énoncées dans le cahier des charges.

La Loi du 13 mai 1818 acceptera sa soumission, et le reconnaîtra concessionnaire pour une durée de 99 ans.

Outre le creusement du Canal de la Sensée, le cahier prévoit l’installation de plusieurs écluses, dont l’une sur l’Escaut et deux autres sur la Scarpe, et l’assèchement des marais de l’Agache, de l’Hirondelle et de la Sensée.

En échange, il obtiendra la perception d’un droit de péage élevé sur les bateaux empruntant le canal, la jouissance des digues et des arbres plantés sur les bords.

Cet accord donnera naissance à Douai, en janvier 1820, à la société anonyme du Canal de la Sensée.

La durée totale du chantier fut estimée à 4 ans, et démarrera en juin 1819, tandis que la première partie concernant la navigation fut livrée le 15 novembre 1820.

A l’origine, sa longueur est de 26,700Km et comprend deux versants : d’Arleux jusqu’à la Scarpe (il reprend jusqu’à Goeulzin le tracé de l’ancienne rivière d’Arleux puis la longe, s’en écarte et se jette dans la Scarpe en aval de Corbehem), et d’Arleux à l’embouchure sur l’Escaut (au bassin rond d’Estrun construit en 1780), où il suit la Sensée sur la rive droite.

Sa profondeur était de 3 mètres et son tirant d’eau de 2 mètres et, sur son parcours, on édifiera trois écluses, à Fressies, Estrées et Goeulzin.

Les prévisions de trafic faites au début du 19ème siècle furent bien trop optimistes puisque le tonnage moyen au départ de l’exploitation du canal ne dépassera pas 180.000 tonneaux, alors qu’on espérait le double.

Du fait, Monsieur Honnorez perdra rapidement une partie des avantages accordés lors de la concession et, en 1827, le péage sera réduit des trois quarts pour certains bateaux se dirigeants vers la Belgique.

L’ordonnance de 1831 précisera qu’il ne pourra plus percevoir les droits de navigation établis à l’écluse de Goeulzin que jusqu’à la fin de 1838, mais pour compenser la perte d’une partie de ces droits, Monsieur Honnorez vendra les chutes d’eau sur la rivière de la petite Sensée…

Le 1er juin 1863, le canal rentrera définitivement entre les mains de l’Etat.

En 1900, un décret déclare d’utilité publique un avant projet d’aménagement du canal de la Sensée.

Celui ci prévoit la suppression du bief de partage d’Estrées - Fressies, l’approfondissement de tout le canal à 2.50m de tirant d’eau, et le remplacement des trois écluses : Fressie, Estrées, Goeulzin.

Toutes les améliorations apportées au canal ainsi que la suppression des droits de navigation, contribuèrent à accroître enfin le trafic des marchandises, et de 171.000 tonnes il passera à plus de 3.500.000 tonnes en 1898 et à plus de 5 millions de tonnes en 1913.

La houille, principale marchandise transportée pendant longtemps, fut remplacée peu à peu par les produits agricoles, puis par les matériaux de construction…

Le mystère de la pierre de l’église

Totalement incompréhensible de nos jours pour les profanes que nous sommes, cette inscription que vous pouvez admirer sur le mur à droite du portail d’entrée, second pan de mur, sous le vitrail, à environ 2m de hauteur, n’a livré son secret que très récemment, début 2002.

Elle remonte aux années 1400, et il est clair que si les révolutionnaires avaient su l’interpréter, ils se seraient empressés de l’effacer.

Cest Ludovic Notte, archéologue bien connu dans la région, qui déchiffra cette énigme sur laquelle plus d’un érudit s’arracha les cheveux, et qui nous livre son interprétation.

Antoine, fils bâtard de Philippe le Bon, est seigneur usufruitier d’Arleux de 1446 à 1452, avant d’en devenir le seigneur véritable jusqu’à sa mort en 1504.

Cette inscription millésimée était auparavant encastrée à droite de la porte d’entrée, à l’extérieur du bas côté, l’ancien portail ouvrait en effet sur le bas côté sud dans l’axe de la grand rue, avant la reconstruction du monument après 14-18.

Le bloc, sans doute travail d’un lapicide recopiant son modèle, présente un texte sur trois lignes dont l’érosion en a quelque peu émoussé les reliefs, et rend la lecture malaisée.

Bien que le début ait toujours été lue, l’an M.IIII[c] IIIIxx XIIII, fu refaite l’eglise d’Arleus, avec une seule abréviation usuelle pour le mot église marqué d’un tilde, les derniers mots avaient toujours résisté à toute lecture, d’autant qu’il n’est pas facile d’identifier absolument les e des s ou des r, ni les ii des n.

La difficulté ne vient pas de la graphie elle-même, mais de l’insertion d’un emblème comme lettre.

Tout s’éclaircit pourtant lorsque l’on s’intéresse au seigneur contemporain du lieu, le grand bâtard Antoine de Bourgogne dont la devise et l’emblème ont connu quelques transcriptions sur pierre.

Le plus bel exemple peut encore être admiré au moulin de Tournehem (62) qui remploie un linteau de l’ancienne chapelle du château.

La composition est symétrique, les quatre mots de la devise se développent autour des armes du grand bâtard et sont ponctuées par deux variantes de son emblème.

Dès lors, la similitude avec le schéma d’Arleux devient évidente, l’étendard de bastard de Bourgougne, estoit jaune, a une grande barbecane bleue dedans, et son mot, de lettres bleues pareillement....

Ici, la barbacane (ouvrage de fortification avancé, un peu comme une gargouille) est plutôt une hotte d’embrasure permettant l’inspection des murs ou le jet de projectiles divers.

Le reste de l’inscription est la devise d’Antoine, le fils bâtard de Philippe le Bon : Nulz ne si [dessin] frote, ‘Nul ne s’y frotte’.

Mais peut-être l’aviez-vous devinée ?

Voir aussi ‘Le mystère de la Pierre blanche’ à Marcq en Ostrevent.

L’ail fumé d’Arleux ou... Histoire d'aulx.

Aux quatre coins du Nord Pas de Calais, voire même de la France entière, de Belgique et du Luxembourg, lorsque l’on parle d’ails, on entend Arleux et sa proche région ! Et à Arleux, qui dit ail, dit ail fumé, puisque plus de 95% de la production d’ail est fumé.

La culture de l’ail en région d’Arleux, est ancestrale, on dit qu’elle remonterait à la nuit des temps, et son fumage était surtout un moyen de conservation.

En réalité, la culture de ce condiment remonte au 18ème siècle, soit environ 300 ans, c’est dire qu’elle est ancrée dans les traditions.

De nos jours, même si la conservation de l’ail est toujours une priorité, le fumage permet d’obtenir un produit au goût très caractéristique et apprécié des amateurs du Nord de la France, et de l’Etranger.

Lail, cette jolie petite tête bien fournie, se fait dépiauter quand la fin janvier s’en vient. A ce moment, les producteurs épillent chaque gousse, c’est la semence de la saison et, dès les premiers beaux jours de février, selon le temps, les producteurs les plantent.

Les pousses sortent de terre au bout de trente jours environ, mais là encore, c’est la météo qui décide, et on a déjà vu les pousses émerger au bout de 15 jours seulement.

L’arrachage de l’ail s’effectue en général dernière semaine de juillet. Une machine appelée fouilleuse soulève l’ail de terre, puis c’est au tour des personnes à intervenir, leurs bras (hommes ou femmes) les rangent sur le côté en rangée, pour séchage. Ces bottes seront retournées au bout de trois à quatre jours.

Attachées, ces bottes prendront le nom de fat, et elles seront ramassées avec la remorque pour être ensuite mises en tourelles.

Ces tourelles sont conçues de manière à ce que les têtes d’aulx se trouvent toujours à l’extérieur, fanes à l’intérieur, pour éviter leur séchage, et conserver leur souplesse au moment du tressage.

La préparation des liens d’ail demande d’ailleurs beaucoup de travail, et la tradition veut que ce labeur soit réservé aux femmes.

Les aulx sont ainsi tressés par des personnes très entraînées qui tressent des heures durant, et c’est ainsi que des bouquets de 3 et 6 têtes d'ail donneront naissance à des tresses de 45 et 90 têtes, celles de 10 et 20 têtes sont réalisées directement avec les fanes.

En Arleux on fume l'ail depuis des générations, pour une meilleure conservation et une teinte plus agréable.
Les tresses sont suspendues dans les saureaux (fumoirs) par des clous enfoncés sur des chevrons de bois.
De la tourbe recouverte de paille et de sciure enfumera le local pendant une dizaine d'heures, l’opération de fumage dure environ 8 à 10 jours.

Le suivi du fumage est très important, avec un contrôle continu, car trop de température aurait tendance à cuire l'ail, tandis qu'une insuffisance nuirait à sa conservation.
Ainsi fumées, vos tresses d’ail conserveront jusqu'à la récolte suivante.

Au 18ème siècle, les vendeurs d'ail étaient ambulants. Appelés chineurs, ils prospectaient la région.

De nos jours, les directives européennes, les fameuses normes, ont posé des contraintes telles aux producteurs, que les enfants des exploitants ne souhaitent plus reprendre l’activité de leurs parents, et cette tradition risque bien d’être mise à mal dans les années qui viennent.
La procédure de labellisation de 'l'ail fumé à la tourbe' actuellement en cours sera peut-être une réponse.
Aujourd'hui la nouvelle récolte de l'année est symbolisée par la fameuse '
foire à l'ail' d'Arleux, premier week end de Septembre, et vous y attend comme chaque année très nombreux (voir plus loin).

Merlin de Douai

Philippe Antoine, comte Merlin, dit Merlin de Douai, fut avocat de Beaumarchais, et procureur général sous Bonaparte.

Né en Arleux le 30 octobre 1754 à ce qui correspondrait aujourd’hui au 55 rue du Marais, fils de fermier, les religieux de l'abbaye d'Anchin le prirent en affection et le firent étudier à Douai dans le collège qu'ils y avaient fondé, ce qui lui vaudra son surnom (destiné à le distinguer de Merlin de Thionville).

Il profita si bien de leurs soins, qu'il fut reçu avocat au Parlement des Flandres dès 1775.

Il prendra la défense de Beaumarchais et du président Dupaty, et poursuivra une carrière politique active de la Révolution à la fin du premier Empire.

Partisan de la Révolution, Merlin de Douai est élu en 1789 député aux Etats Généraux, puis en 1792 lors de la Convention et joue, pendant toute la période révolutionnaire, un rôle actif dans la conception et la mise en place du nouveau cadre juridique et législatif du régime.

Porté au Conseil des Anciens le 23 vendémiaire an IV, il doit très vite se consacrer à une autre fonction, celle de ministre de la Justice, que lui confie le Directoire, avant d’assumer la charge du ministère, fraîchement créé, de la Police.

Après le 18 fructidor an IV, il remplace Barthélémy et devient l’un des cinq Directeurs, mais doit démissionner sous la pression du mécontentement public, quatre mois avant le coup d’Etat du 18 brumaire.

Il retrouve, sous le Premier Empire, de prestigieuses fonctions dans la magistrature : d’abord celle de commissaire du gouvernement près le Tribunal de cassation puis de procureur général à la même cour, fonction qu’il occupera jusqu’en 1814, et participera à l’élaboration du Code Civil en 1804.

Destitué de ses fonctions à la Restauration, contraint à l’exile pour régicide sous la Restauration, rappelé par Napoléon au moment des Cent Jours, Merlin de Douai doit s’exiler en Hollande au retour des Bourbons et ne reviendra en France qu’après la révolution de 1830.

Il s’installera à Paris, où il décèdera en 1838, sans avoir refait de politique.

Le Glay

Arleux s'honore d'avoir vu naître Monsieur le Docteur Le Glay, archiviste de renom, général du département du Nord, l'un des hommes les plus savants dont se glorifie la France

Il sera l’auteur de nombreux ouvrages où le talent d'écrire se montrera toujours uni à une vaste érudition et à un goût très éclairé.

Beaucoup d’historiens lui font référence.

Né anciennement dans la Grand Rue, sa maison natale coïnciderait aujourd’hui au parking de la supérette, près de l’église.

Constantin Pecqueur

Constantin (1801-1887) naquit le 4 brumaire de l'an 10 (26/10/1801) à Arleux, rue Fily aux environs du numéro 17, dans une famille aisée et importante de la commune.

L'éducation du jeune Constantin sera marquée à la fois par cet aspect républicain bourgeois, mais aussi par la foi profonde et sincère de Dieu caractérisant son père Jean Philippe Pecqueur qui jusqu'en 1792 fut le curé d'Arleux avant d'assurer les fonction de maire et de secrétaire greffier.

Après de brillantes études au Lycée à Douai, Constantin grâce à son amitié avec CUZON, avocat à la Cour Royale, sera introduit dans les milieux intellectuels de la Capitale, collaborant ainsi avec de nombreux journaux de l'opposition. Son évolution politique va être rapide, après avoir participé au mouvement Saint Simonien, première forme de pensée socialiste, il éprouvera le besoin d'aller plus loin en élaborant sa propre pensée par des articles principaux du journal La Presse jusqu'en 1836.

A partir de cette date, il cessera provisoirement sa carrière de journaliste pour s’occuper de ses ouvrages où il publiera ses théories collectivistes.

En revenant d’une réunion publique, Jean Jaurès s’est arrêté à Taverny le 29 juillet 1914 (2 jours avant son assassinat), pour rendre hommage à Constantin Pecqueur.

Charles le Mauvais

Arleux, en 1340, était une ville fortifiée très importante, et il s’y déroula de nombreuses batailles.

Charles V dit ‘le Sage’, fils de Jean II le Bon fait prisonnier, et emmené captif en Angleterre par le Prince Noir, fils d’Edouard III (voir à Bugnicourt), soumettra son cousin, le roi de Navarre Charles le Mauvais, allié des Anglais et toujours prêt à guerroyer.

Du Guesclin défait son armée à Cocherel en 1364 et le roi lui reprendra peu à peu toutes ses possessions normandes.

Dans un château fort de la cité appelé ‘le Forestel’ (voir ci-dessus), fut emprisonné le roi de Navarre, Charles, surnommé ‘le Mauvais’, étant souillé du meurtre de son cousin, un descendant de saint Louis.

Ce roi déchu vivait dans cette forteresse en compagnie de son fidèle ami Don Corbaran, guerrier troubadour, et du Père Mathias, un ermite octogénaire réfugié dans une grotte au pied du mont d’Arleux (côté d’Oisy).

Tristan Du Bois était alors gouverneur du château de la Maison de Fiennes.

Le roi Charles s’en évada avec la complicité de deux chevaliers navarrois, Don Hermando d’Ayana et Don Rodéric d’Urris.

Charles le Mauvais qu'Etienne Marcel a fait sortir de prison, achèvera de tailler en pièce, le samedi 10 juin 1358 à Meaux, les jacques qu'entraîne un certain Guillaume Carle et qui se sont révoltés en Picardie, en Champagne et en Beauvaisis, depuis le 28 mai, contre les nobles et les propriétaires.

Le Navarrois conçut le projet de se faire roi de France, et vint souffler le feu de la discorde à Paris, d'où il fut chassé, après avoir commis toutes sortes d'excès.

Dès que Charles V fut parvenu à la couronne, le roi de Navarre cherchera un prétexte pour reprendre les armes ; il fut vaincu. Il y eut un traité de paix entre Charles et lui, en 1355 ; on lui laissa le comté d'Evreux, son patrimoine, et on lui donna Montpellier et ses dépendances, pour ses prétentions sur la Bourgogne, la Champagne et la Brie.

Le poison était son arme favorite, on prétend qu'il s'en servit pour Charles V.

Sa mort fut digne de sa vie.

Comme il était entièrement épuisé de débauches, il tomba dans une telle défaillance, que, de l'avis des médecins, on l'enveloppa dans un drap imbibé d'eau-de-vie, pour ranimer en lui la chaleur naturelle.

Le feu ayant pris au drap par l'imprudence d'un valet de chambre, il mourut dans les plus horribles tourments, le 1er janvier 1387.

Arleux et l’art célèbre : Corot le peintre

Sait-on encore qu’en Arleux Jean-Baptiste-Camille Corot (1796-1875), considéré comme l’un des plus grands paysagistes français, un maître de l’estampe du 19ème, qui donna son nom a un lycée de Douai, sans doute pour avoir peint son célèbre beffroi, séjourna à plusieurs reprises dans cette bonne cité d’Arleux ?

Il vint ainsi dans une propriété proche du Moulin, louée par la famille Robaut de Douai, de mars à juin 1871, au temps où la puissante armée prussienne de Bismarck occupait la France, et que l’armée des Versaillais noyait dans le sang l’extraordinaire ‘Expérience de la Commune de Paris’.

On reverra encore Corot ensuite l’été 1872, et en juillet 1873.

A chacun de ses séjours, il peindra de nombreuses toiles, entre autres ‘le canal de la Sensée’, ‘la route d’Arleux’, ou encore ‘souvenir de Lécluse près de Douai’, vendue d’ailleurs à Londres le 13 mai 1927 pour 3570 livres, et bien sûr ‘la danse des bergères – souvenir d’Arleux’, exposée au salon de Paris en 1874, et vendue pour la dernière fois, à notre connaissance, le 15 avril 1964 à Londres, pour 15200 livres cette fois.

C’est aussi en parlant de cette œuvre que le romancier et célèbre chroniqueur Jules Clarétié, de l’Académie française, écrira Son ‘souvenir d’Arleux’ est une impression ravissante où l’eau tranquille reflète poétiquement le ciel le plus beau du monde.

Merci messieurs Corot et Clarétié, merci pour Arleux et son ciel !

Arleux et la littérature

Texte tiré de « Cuisine et Vins de France - Décembre 1958 de Marius Richard

« …Il s’appelle Arleux, le village où mon oncle tenait son auberge. A deux pas d’un canal qui dut inspirer au poète Rimbaud, venu par là, son ‘Cabaret Vert’, à quatre pas des vastes étangs poissonneux qui ont valu à Arleux de s’appeler « Arleux à l’péque » c’est à dire à la pêche. Mais aussi ’Arleux à z’aux’ parce que l’on y cultive l’ail, que l’on fait saurer en liens pareil aux queues tressées des chevaux que l’on mène à la foire et que l’on va vendre, tous les 4 septembre à Bapaume…. »

Marius Richard est né à vienne en 1900. Il a hérité du nom de sa mère qui était arleusienne et d'Amédée le Jardinier, et grandira à Paris.

L’auberge évoquée dans son ouvrage se situait à l’entrée de la cité, à l’angle du Chemin des croix et de la route de Brunémont, du rond point actuel.

Journaliste sous toutes ses formes (Chroniques, grands reportages, critiques littéraires, papiers parisiens), il sera considéré comme l'un des meilleurs talents de notre temps.

On lui doit une demie douzaine de romans dont La Rapée, roman qui raconte l'histoire d'une déchéance, celle d'une femme de notaire devenue clocharde, terminant tragiquement sa vie un vendredi Saint, sur le pont Neuf, mais aussi le jugement dernier, le procès, Jeanne qui s'en alla qui obtint le prix Cazes 1939, la naissance de Phèdre (prix Populiste 1943).

Marius Richard faisait partie de plusieurs jurys littéraires. Il était le secrétaire général et chroniqueur gastronomique de Point de Vue et Image du monde.

Il se retirera à Puisieux, village natal de sa femme, où il décédera en juillet 1961. Une rue portera son nom.

La cité d’Arleux lui dédicacera son école.

La fête de l’ail

La culture de l’ail est ancestrale à Arleux, et le tressage des liens et le fumage si particulier ont fait une très large réputation à la commune du Douaisis.

Une foire lui est consacrée chaque année, chaque premier dimanche de septembre, et des dizaines de milliers de visiteurs viennent parfois de très loin, marquant par là leur intérêt pour cette tradition.

Que ce soit au travers de la Confrérie de l’ail, du concours du meilleur tresseur ou encore de la dégustation de la fameuse soupe à l’ail, tout est ici mis en œuvre pour valoriser cette production locale.

Depuis peu, en septembre 2003, un géant représente désormais l’ail d’Arleux du haut de ses quatre mètres trente.

Baptisé Grin’Batiche, il entend bien promouvoir l’ail fumé et tressé d’Arleux.

D’ailleurs Pierrot, son parrain, célèbre gastronome régional, s’est engagé à la soutenir dans cette tâche.

Aux côtés des producteurs d’ail, le Comité d’Organisation, épaulé par le Centre Régional des Ressources Génétiques, de la Chambre d’Agriculture et du Groupement Qualité, ont engagé en 2003 une longue démarche visant à la mise en place d’un signe de reconnaissance.

Lail fumé et tressé d’Arleux mérite bien un label.
























Le 'Pékeux' d'Arleux

Impossible de parler d'Arleux sans évoquer au passage le très célèbre 'pékeux d'Arleux'.

L'origine de ce quolibet se perd dans les mémoires, mais l'on murmure que, suite à l'avènement des congés payés en 1936 par le front Populaire de l'époque (voir aussi la Base de loisirs à Aubigny), les communes de toute la région d'Arleux, en vallée de Sensée, ont mis à disposition moyennant un loyer très faible, des parcelles de terrain communal en bordure des marais.

Beaucoup de ces parcelles avaient elles-même pour origine, les anciennes 'places à tourber'.

Majoritairement, les travailleurs du bassin minier tout proche y ont répondu favorablement, surtout pour y pratiquer leur loisir favori, la pêche à peu de frais, leur procurant de plus une ressource alimentaire bon marché (voir aussi à Féchain).

Peu à peu, ces locataires ont ajouté du confort à leur emplacement, et on peut remarquer aujourd'hui tous ces 'chalets' qui jalonnent les marais de Sensée, dont certains, abandonnés depuis des lustres, témoignent de l'imagination fertile et variée des locataires, dans laquelle chacun a pu exprimer sa ... différence.

L'expression 'depuis des lustres' ne fait pas référence un quelconque objet de décoration lumineuse, le lustre était le mot utilisé pour une période de 5 ans.

Aujourd'hui la région d'Arleux reste très recherchée pour la qualité, la richesse, l'abondance de sa faune piscicole, et la diversité de ses eaux, canaux, rivière, étangs, et paysages associés.

Amateurs de cyprinidés, carnassiers et parfois salmonidés, de pêche sportive, de loisir ou de balade, entre amis ou en famille, en bordure ou en barque, rendez-vous chez les Pékeux d'Arleux, vous y recevrez le meilleur accueil !


Les Gîtes du Lac


Belle Aurore


Thétis

Imaginés à partir des chalets évoqués plus haut, réaménagés pour accueillir dans les meilleures conditions 3 à 4 personnes, les 'Gîtes du lac' vous proposent des séjours - loisirs en chalet meublé tout confort été / hiver, dans un environnement privilégié.
L’occasion d’un pied à terre de grande qualité pour vous permettre de visiter toute la région à votre rythme, d'y recevoir vos invités, ou lors de vos déplacements professionnels.
Amoureux de sorties de découvertes à pied (GR121 sur place), en vélo, à cheval ou en bateau, les plaisirs aquatiques vous séduiront aussi par leur diversité.
Sur place et à proximité, pêche, balades en barque, tourisme fluvial, pédalo, base de loisirs (baignade surveillée).
Nouveau: 2 beffrois visitables classés Unesco à proximité (Douai 10 et Arras 15km).
De quoi combler les plus exigeants !
Réservation par mail ou par téléphone (06 17 81 31 22).

Visites et renseignements sur site www.gites-senseens.com


Belle Aurore: 10 chemin des Cars 59151 Arleux, calme dans un décor verdoyant, vous y serez vraiment comme chez vous, parking sur place, toutes informations et images sur site internet.

Thétis: un peu plus loin, au 34 chemin des Cars, au bord du lac.

Dans la mythologie Grecque, Thétis fut la néréide la plus célèbre de Neptune, Dieu des océans, mers, lacs.

Elle était admirée pour sa douceur, et son sens de l'hospitalité. S'agissant de gîtes, ...

Mère d'Achille, elle plongea son enfant dans un bain de Styx pour le rendre invincible, le tenant par le talon, seule faiblesse d'Achille, bien connue sous l'expression 'talon d'Achille'.

Voir aussi 'Les Gîtes du Dolmen' à Hamel.