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Hamel

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Origine du village

Les fouilles entreprises il y a une trentaine d’années, à la limite du territoire de Tortequesne, ont mis à jour de nombreux objets en silex. Les plus anciens, racloirs et couteaux, ont été confectionnés entre 50000 et 100000 ans avant notre ère.

Il y aurait donc près de cent mille ans que des hommes se seraient installés sur les plateaux dominant la rive gauche de la Sensée.

La série d’objets retrouvés à Hamel s’apparente au Moustérien, vers 50 à 40.000 ans, l’outillage se compose de silex retouchés, ceux confectionnés en bois, cuir, et végétaux ont disparu avec le temps.

On y trouve d’abondants racloirs, pour les peaux et la taille du bois, des pointes et des bifaces cordiformes (en forme de cœur).

Au paléolithique supérieur, 35000 à 9000 ans avant JC, les conditions climatiques alternent entre des périodes d’un maximum de froid de la dernière glaciation, et des oscillations déjà tempérées qui permettent à l’homme de reconquérir les vastes espaces abandonnés depuis des dizaines de millénaires.

Les sites d’Hamel et Ecourt St Quentin appartiennent à cette phase finale du Paléolithique supérieur, ils occupent des positions hautes, sur des terrains sableux landéniens, comme si la position dominante était un élément déterminant dans le choix du site d’implantation.

L’outillage en silex, ceux en os comme les sagaies ou les harpons ont disparu, est essentiellement composé de burins, près de 60%, et servait à inciser les bois et les os, de grattoirs, 30%, et quelques petites pointes à dos courbe.

Plus tard, au Mésolithique, le réchauffement du climat permet le développement de la forêt sur les anciennes steppes glaciaires, la faune froide est remplacée par une faune tempérée avec cerfs, sangliers, aurochs, chevreuils, loups…, la chasse à l’arc deviendra une activité essentielle, elle utilise des flèches dont les pointes sont constituées de petits silex taillés.

A partir du Vème millénaire, au Néolithique, le Nord-Est de la France connaît une mutation économique irréversible, venue d’Europe Centrale, avec l’apparition de l’agriculture et de l’élevage.

Les outils sont adaptés au défrichement, haches taillées ou polies, ciseaux, herminettes, pour les pirogues, ou au tissage, poinçons et perçoirs. Le silex est abondant, des puits d’extraction ont été mis en évidence à Fampoux. Les pics en bois de cerf permettent de creuser ces puits à la recherche des bancs de silex.

La période néolithique correspondra aussi à une évolution majeure de la société humaine. La sédentarisation des peuples, l’apprentissage de l’agriculture, le développement de l’élevage et l’apparition de la céramique bouleversent les habitudes des chasseurs-cueilleurs du Paléolithique supérieur.

Cette évolution se marque également à travers le développement et l’homogénéisation des pratiques culturelles et funéraires.

Une de ces métamorphoses sociologiques se situe à la fin du Néolithique et au début de l’Age de Bronze, -2100 à -1500 avant JC, période où apparaîtra un phénomène culturel international important, le Mégalithisme.

A Hamel, ainsi qu’à Lécluse, vous êtes en présence des plus importants monuments mégalithiques de la région du Nord, le Dolmen, et le Menhir.

Historique

Pendant le Haut Moyen Age, jusqu’à l’an mil, les morts sont enterrés à l’écart des habitations, dans des cimetières regroupant autour de la famille dominante, toute la population d’un village.

Contrairement à l’époque gallo romaine, les défunts sont inhumés avec les insignes de leur rang social, les hommes avec des armes plus ou moins nombreuses et coûteuses, les femmes avec leurs bijoux et parfois avec une ‘châtelaine’, gros porte-clés, qui démontrent la richesse familiale et leur rôle de bon gestionnaire. Des tombes de ce type ont été retrouvées à Hamel.

Hamel viendrait de ‘hameau’, au début du XIème , quelques habitants originaires d’Estrées se seraient installés là, au bord de la Sensée, les premiers documents connus citent Hamiel et Hamel, vers 1050.

En 1493 le village est même appelé Hamel lez Arleux.

Au début du XIIIème, les habitants ont souhaité faire d’Hamel, une paroisse indépendante.

En 1723, un dénombrement de la seigneurie de Jean Renard (Estrées), au Comte de Tenremonde, mentionne ‘…laquelle se comprend en toute la ville et paroisse du dit Hamel et terroir d’Iccluÿ et s’extend jusqu’à l’eau qui flue et descend de l’escluse que l’on appelle l’eau noire…’.

Une étude portant sur le ‘portrait’ du couple moyen vivant à Hamel en 1750 le décrit comme :

Lui s’appelle Jean Nicolas, elle Marie Anne.

Ils se sont mariés lui à 32 ans, elle à 28.

6 enfants sont nés du couple, dont 3 sont encore vivants.

Jean Nicolas et Marie Anne vivront jusqu’à 65 ans, à moins que d’ici là, Marie Anne ne décède des suites d’une de ses nombreuses maternités.

Armoiries

Les armes de la seigneurie d’Hamel, appartenant à la famille De Tortequesne (1320-1533), issue des châtelains de Douai, constituent les armes actuelles de la commune.

Au chef d’hermines au baton en bande brochant sur le tout et à la bordure.’



Le Dolmen

A l’origine, le monument devait se composer de 7 pierres, formant ce que l’on appelle une ‘allée couverte’. En 1805 sa description ne faisait plus mention que de 6 pierres, tandis qu’au début des années 1900, le défrichage d’arbres déplaça les pierres, provoquant l’effondrement de l’ouvrage.

C’est seulement avant la dernière guerre qu’elles furent remises debout, redonnant ainsi au monument un peu de son aspect primitif. Seules 3 pierres furent redressées, deux autres sont restées enfouies dans le sol, les deux dernières ont disparu, débitées au siècle dernier.

Le nom dolmen nous vient de deux mots celtiques, dol, pour table, et men, la pierre ; étymologiquement, le dolmen est donc une table de pierre.

Vous êtes là devant un tombeau préhistorique, d’ailleurs, tout le plateau est recouvert de silex taillés parmi lesquels furent recueillis des haches polies, pointes de flèches, et outillages divers.

Le dolmen est aussi appelé Pierre Chavatte, évoquant une savate, à cause d’empreintes de pied que l’on aperçoit sur la table.

Une légende affirmerait que ces stigmates auraient été faits par les pieds du fauteuil et par la quenouille de la vierge en train de filer, tandis qu’une autre soutient qu’elles auraient été laissées par le géant Gargantua lors de son passage dans la région.

Parfois appelé ‘Cuisine des Sorciers’, les Caramaras, tribus de bohémiens qui parcouraient la région au XVIIème en terrorisant les paysans, préparaient leurs philtres magiques dans les cupules se trouvant sur la table du dolmen.

Certains ont imaginé que ce monument aurait servi auparavant à des sacrifices humains organisés par les tribus gauloises, les rigoles que l’on peut y apercevoir permettaient de recueillir le sang des sacrifiés.

Le bois abritant le dolmen était appelé jadis ‘Bois de Saturne’, Saturne étant, au moyen âge, l’autre nom de Satan, la source qui coule au bas du plateau est appelée ‘Cuisine des Fées’, également lieu vénéré.

Voir aussi la brochure ‘Le circuit des Mégalithes’.


La voie romaine

En 1756 il est fait état de la découverte, sous le lit de la Sensée, au milieu des marais, d’une importante chaussée.

L’ouvrage est alors attribué aux Romains, bien que cette voie ne figure dans aucun itinéraire connu, partirait de Cambrai et conduirait d’une part à Tournai, et d’autre part à Cassel, par Lens.

En fait, cet ouvrage daterait de l’époque médiévale, et constituerait une digue d’étang destinée à retenir les eaux de la Sensée, construite entre 950 et 1100.

Il semblerait bien que les commanditaires de cet ouvrage considérable soient les chanoines de St Amé de Douai. La digue aurait été submergée lors de la montée des eaux provoquée par la construction de la chaussée d’Arleux, vers la fin du XIème.

Pourtant, des vestiges de constructions et des monnaies romaines retrouvées, datant des empereurs Posthume, Gordien et Philippe, et des médailles à l’effigie de Nerva, Trajan et Antonin, étayent l’hypothèse avancée par certains d’une station romaine, au bord de la Sensée, à proximité du village actuel.

Les deux versions sont vraisemblablement réelles, et ne semblent pas s’opposer entr’elles.

Le château

Le château seigneurial fut construit en 1624 à l’ouest du village, le long de la rue allant au marais d’Hamel, en face du château de Lassus, et son enclos représente, à la fin du XVIIIème, plus de 2 hectares de terres aménagées en jardins et vergers.

L’un des derniers vestiges de ce château, détruit en grande partie au siècle dernier, sa date de construction, encore visible, sculptée sur une pierre scellée dans un mur, le long du chemin du marais, et cette autre, retournée, marquée 1549, contre la petite porte cochère, prête à contredire l’origine réelle de la seigneurie, alors propriété de Jacques de Pronville, chevalier, seigneur de Pronville, de Hocron, et de Sains.

La Croix Armoriée

Monument remarquable, elle est plantée au carrefour principal, à côté de la chapelle Notre Dame de Bonsecours.

Elle porte les armoiries des familles Habarcq à gauche, et un écartelé des armes de Waziers-Wavrin, à droite.

La famille de Habarcq au début du XVè tenait déjà la seigneurie de Savye à Hamel et, à la mort de son frère Claude, c’est Barbe de Habarcq qui en hérita.

Décédée le 21 octobre 1618, cette croix fut érigée à sa mémoire, elle a été classée monument historique en 1933.

La présence d’une croix est attestée dès le XVIè siècle, et dans le tome 13 des albums de Croÿ, une gouache de 1603 la met en évidence.

Datée de 1619, celle que nous pouvons contempler aujourd’hui en remplace donc une bien plus ancienne.








L’église

A l’origine, il n’y avait qu’une simple chapelle, annexe de l’église d’Estrées, et les paroissiens devaient se déplacer fréquemment pour la célébration des offices. Afin d’éviter ces déplacements, le seigneur du village et quelques propriétaires aisés décidèrent en 1206 de fournir ‘quelques pièces de terre pour establir un gros pour la subsistance de leur nouveau curé.’

La gravure de l’album de Croÿ en page précédente, donne une bonne représentation de l’église d’Hamel au début du XVIè, clocher couvert d’ardoises, le chœur en briques et couvert de tuiles rouges, apparaissant nettement plus étroit que le reste du bâtiment, cette particularité demeurera d’ailleurs jusqu’à la reconstruction totale de l’église après 14-18.

En janvier 1653, la guerre ravage la région et les habitants du village se trouvent dans une situation matérielle difficile, et doivent mettre en gage les cloches, déposées au couvent des Minimes de Douai.

1 an plus tard, les villageois s’y réfugient, lors du passage des troupes françaises, et tenteront de résister aux assaillants. En représailles, les soldats français mettront le feu au bâtiment, provoquant d’irrémédiables dégâts, en particulier l’écroulement du chœur de l’église.

Au début du XVIIIè, le seigneur d’Hamel et les gros censiers du village avancent à la communauté du village 500 florins pour la reconstruction de la tour et de la flèche du clocher. Au-dessus du portail, une grosse pierre de grès portait encore la date de 1701, elle ne fut pas replacée lors de la reconstruction suivante.

L’église est dédiée à Saint Sarre l’évangélisateur, personnage né à Lambres, assez méconnu. Au VIIè siècle, il aurait remonté la Sensée et convertit les peuples de la rivière, et serait mort décapité.

Sait Sarre est le patron des cordonniers.


Le Calvaire

Au bout de la rue Martial Detournay, ce calvaire communal se présente sur une légère élévation de terrain, encadré par deux grands arbres.

Un calvaire fut déjà béni le 18 septembre 1887 à Hamel, mais fut probablement détruit puisqu’il est fait mention qu’un autre reçut bénédiction par l’abbé Brousse, curé de la paroisse, après la moisson de 1934.

D’ailleurs, une grande procession s’ensuivit, et on pouvait apercevoir dans le cortège, de jeunes cavaliers vêtus de blanc et portant les instruments de la Passion : clous, marteau, tenaille, échelle, lance , éponge, couronne d’épines et compresses.

La croix était transportée sur un char entouré d’anges, tandis qu’un autre groupe d’enfants portait une maquette du calvaire.

A une époque où les divertissements étaient rares à la campagne, ces évènements religieux constituaient, non seulement une manifestation de foi, mais aussi un rassemblement récréatif, et le souci du détail montrait bien le soin apporté à l’organisation des processions, très suivies du reste.

Le Christ regarde en direction de l’église et des marais voisins, un rouleau de parchemin au-dessus de la tête porte l’inscription INRI.

Desservies par le même prêtre depuis 14-18, il n’y avait qu’une seule procession du Saint Sacrement des paroisses de Hamel et Estrées ; partant de l’Eglise, le cortège parcourait l’anneau central du village, pour ne s’arrêter qu’au seul reposoir dressé par Mr et Mme Hallé, au siège de leur entreprise.

Les deux processions de l’Assomption disparurent dans les années 1960.

Chapelle Notre Dame de Bonsecours

Au pied de la croix ci-dessus, au carrefour principal du village, cette chapelle communale est presque totalement recouverte de vigne vierge.

Elle dût être érigée entre 1812 et 1813 car, dans une lettre au préfet datée du 6 mai 1811, le sous préfet de Douai fait mention d’une délibération du conseil municipal d’Hamel demandant l’autorisation, pour Jean François Cambray, maire du moment, de faire construire une chapelle à ses frais.

En 1887, l’édifice fut restauré et une image du Christ, échappée aux violences des révolutionnaires, y aurait été placée.

La guerre 14-18 la détruisit une nouvelle fois, en dehors d’une croix en chêne portant le Christ, transférée dans l’église.

Sur l’autel, une Vierge à l’Enfant, aux couleurs mariales, montre un léger hanchement, l’Enfant Jésus est tourné vers sa mère.

Le culte de Notre Dame de Bonsecours aurait pour origine la dévotion d’une jeune fille pour une Vierge qu’elle aurait placée dans le creux d’un vieux chêne, près de Péruwelz, en Belgique, elle était appelée Notre Dame d’Entre Deux Bois à cause des forêts de Blaton(B) et de Condé(F).

En 1636, la peste épargna le village de Péruwelz, et ce miracle fut naturellement attribué à la Vierge qui prit le nom de Notre Dame de Bonsecours, une chapelle fut érigée à la place du chêne sacré.

Soutenu par les Jésuites, ce culte draina bientôt une grande affluence nécessitant l’agrandissement de l’oratoire, ouvert en 1645, et des commerçants s’établirent à proximité du sanctuaire, donnant naissance au hameau de Bonsecours.

La statue dût être mise à l’abri à trois reprises, derrière les remparts de Tournai, à cause des guerres. La paix revenue, la précieuse effigie fut ramenée à Péruwelz et attira des foules considérables marchant parfois à pieds décaux (sans chaussures).

En 1892, pour faire face à une affluence toujours plus grande, il fallut remplacer la chapelle par la grande basilique qui domine Bonsecours.

Notre Dame de Bonsecours est invoquée contre les mauvais sorts jetés.


Chapelle Notre Dame de Lourdes

Incorporée au rez de chaussée du 26 rue de la Croix, cette chapelle est privée.

Sa présence est attestée par le plan cadastral de 1866, oratoire dans cette maison appartenant alors à Bernard Maximin, maçon à Hamel.

Elle changea ensuite deux fois de mains, passant en 1934 à Richard Duriez, cultivateur, et en 1939 au propriétaire actuel.

Elle occupe l’angle perdu de la maison dont le plan est hors d’équerre, l’autel est en maçonnerie, il possède une table à deux degrés.

Sur le gradin le plus élevé est posée une Vierge de Lourdes.

Voir le culte de Notre Dame de Lourdes à Marcq en Ostrevent.






Economie passée

Le grè : Depuis toujours on extrait des grès sur le territoire d’Hamel. Cette activité s’est surtout fortement développée au XVIIIè, avec d’une part les besoins de construction liés à l’accroissement de la population, et d’autre part avec l’amélioration du réseau routier de la région. Le gré composé du grain le plus dur servira à paver les routes, le plus tendre sera destiné aux soubassements des constructions.

Une fois façonnés, les grès sont acheminés jusqu’au rivage de la Scarpe, à Corbehem, où ils seront embarqués sur des bateaux à destination de Lille et des autres villes des Flandres.

Le développement des exportations vers les pays du Nord, Belgique, Hollande et même Angleterre, stimule une activité qui s’avère bénéfique pour beaucoup de communes. Hamel, 4ème centre d’extraction du Douaisis, ainsi que plusieurs villages voisins, Estrées (1er avec 31 carrières), Lécluse, Cantin, vont profiter de cette expansion générale.

La profession de briseur de grès disparaîtra à Hamel au début du XIXè, la ressource est épuisée.

Les marais 

Hameau constitué tardivement, Hamel ne possède qu’une faible part des immenses marais de la Sensée. Aussi les habitants ont-ils cherché très tôt à utiliser les marais appartenant à d’autres communautés. Tout naturellement, ils se sont tournés vers ceux d’Arleux, très importants par leur étendue, et situés à proximité de leur village, de l’autre côté de la Sensée.

Des accords ont dû être conclus dès le XVIè siècle, et avec eux, des litiges vont naître.

1546 : convocations par les échevins d’Arleux, pour diverses infractions de pâturages, et d’extraction de tourbe, nécessitant un accord en 1549,

1609 : nouvel accord autorisant les pâturages, l’extraction de tourbe, et le rouissage du lin, dans des limites définies,

1778 : le marquis De Berghes, résidant le château d’Arleux, assisté d’un avocat qui deviendra célèbre par la suite, Philippe Antoine Merlin, né à Arleux, plus connu sous le nom de Merlin de Douai (voir à Arleux), propose une transaction qui prévoit que la communauté d’Hamel renonce au droit d’usage qu’elle détenait sur les 2/3 des marais du Séhu, Lançoy et Le Sart, dédiés au seigneur d’Arleux, le tiers restant partagé entre les deux communautés, par experts arpenteurs.

Cette transaction est ratifiée ‘dans l’espérance que les habitants d’Hamel continueront d’aller faire moudre leurs grains au moulin dudit Arleux’, lui appartenant.

Pourtant, peu de temps après, le seigneur d’Arleux se ravise et prétend que la transaction repose sur des déclarations fausses, sur la part du marais d’Arleux qu’elle utilise, et l’affaire est portée devant le Parlement.

Hamel préfère alors un accord amiable avec le seigneur, accord signé le 15 janvier suivant, et qui prévoit la propriété entière du marais du Séhu, destiné exclusivement à faire de la tourbe.

10 ans plus tard, ce marais fait l’objet de revendications de la part d’Arleux, prétendant qu’il fait partie de son territoire…..

Anecdotes

Le procès de Louise Lefebvre en février 1613 porte sur la sorcellerie.

Interrogée dans sa prison, elle reconnaît avoir, à l’instigation de sa mère, entretenu des rapports charnels avec Satan, et d’être allée ‘aux danses et assemblées nocturnes’ au dolmen.

Le diable lui remit alors une poudre noire en échange d’un cheveu, poudre avec laquelle elle aurait empoisonné 2 personnes, et une troisième, ainsi que plusieurs chevaux du village de Cantin.

Convaincue d’hérésie, elle fut condamnée le 11 février 1613 au dernier supplice par le feu.

Elle devait avoir 14 ans, le mois suivant.

2 ans après, Christopline Veret est emprisonnée à Douai pour crime de sortilège.

Condamnée par le bailli de Douai à la question extraordinaire, on ignore ce qu’elle advint.

Au Moyen age, les interrogatoires commençaient toujours par effrayer les accusés en leur expliquant le maniement des différents instruments de torture, puis on leur promettait des remises de peine qui n’étaient jamais tenues.

Les sorcières reconnues étaient condamnées à être brûlées vives sur le bûcher, la sentence devait servir d'exemple à la population mais par la suite, les suppliciées furent étranglées avant d'être livrées aux flammes.
Cette répression fut souvent contrariée par le coût de la procédure et, bien que les sacrifiées devaient en plus en payer les frais, la plupart du temps, elles en étaient bien incapables !

Dans ces cas-là, le seigneur du lieu et la population devaient suppléer les défaillances, et c’est ainsi que certaines sorcières furent purement et simplement épargnées.

A l’époque, la justice féodale ne plaisantait pas, et un procès pouvait être qualifié de ‘criminel’ à partir d’un simple refus de reconnaître qu’il existât un purgatoire au Ciel, ce qui valut d’ailleurs plusieurs années de bannissement à un père et à son fils.

De même, pour les ‘agissements contre nature’ d’un bateleur de foire à Douai, condamné à être ‘traîné à l’envers’ par des chevaux dans les rues avant d’être écartelé sur la place du Barlet.

Le bûcher était également promis pour les actes de viol, un ‘pèlerinage’ au clerc pour avoir proféré des propos ‘tendant à nuire à la bonne renommée d’une fille à marier’, les galères pour d’autres blasphématoires, doigts et mains coupés pour les vols à main armée, la pendaison au notaire de Valenciennes pour un faux en écritures…

Le pilori et son carcan de bois (voir à Roucourt) était réservé aux délits de moindre importance, comme les vols simples, ou l’adultère.

Les Gîtes du Dolmen


Egéries

Tout comme les
Gîtes du Lac, les gîtes du Dolmen vous proposent des séjours en chalet, de type chalet de montagne cette fois.

Conçus 'tout confort', ils sont équipés tels les 3 étoiles de gîtes de France, et même au-delà.

A 10 minutes des grandes agglomérations de Douai (beffroi classé), Cambrai (ville d'art et d'histore), et Arras (beffroi classé), implantés en site protégé, ils vous surprendront par le calme et la beauté des paysages environnants.

Réservation par mail ou par téléphone (06 17 81 31 22).


Visites et renseignements sur site www.gites-senseens.com


Egéries: 147 allée des Acacias 59151 Hamel.

Dans la mythologie Gauloise, les égéries, aussi appelées muses, étaient également les inspiratrices des chefs de tribu.

Nul doute qu'elles sauront aussi inspirer votre séjour !